Créer un site internet

auteurs

Mon autobiographie ? Sa disparition...

Le 24/07/2026

Ça m’est arrivé il y a une bonne semaine, et je dois avouer, que je n’en suis pas encore remise.

Nul ne sait encore si, un jour, je parviendrai à la récupérer ou pas.

Quoi qu’il en soit, pour que cette tuile pèse dans mon esprit le moins possible, j’ai décidé de saisir cette opportunité pour travailler le sujet, puisqu’un des moyens, peut être le seul viable à long terme, de rendre un sujet douloureux, le moins pénible possible, ne réside que dans le fait d’en transformer la souffrance ressentie, alors, je passe à l’acte.

On me suggérais de m’y coller depuis des années, et je refusais, enfin, disons que je n’en voyais pas l’intérêt…

Puis j’entendais, que la vie de qui que ce soit, mériterait qu’elle soit racontée…Pour peu que la volonté qu’elle fût écrite à elle seule, aurait inspiré un style, un objectif à atteindre, en somme de laquelle aurait suinté, une quelconque inspiration, sachant d’autre part, que les héros véritables sont des gens ordinaires, au sens, « pas nécessairement célèbres », ce dont je suis intimement persuadée.

Une amie me disait il y a quelques jours, « mais c’est pas grave, tu la réécriras »….

Non, non, justement, et c’est bien ce point particulier, qui justifie que ça m’ait blessée, dans une telle proportion, je parle, bien sûr, de sa disparition.

Comment puis-je en être ainsi aussi intimement convaincue ?

Parce que la raison principale, qui ait justifié, que je me sois ainsi, autant fait prier, pour que j’entame ce projet il y a quelques mois, résidait dans le fait que je n’écris que des essais.

A ce titre, déjà, depuis que je suis éditée, très largement, je livre des anecdotes, et des faits, qui sont autant de pièces de puzzle, depuis plus de vingt ans, qui offrent, autant d’éléments, clairement autobiographiques, et que donc, j’avais déjà livrés.

C’est un peu comme si mon histoire etait une malle aux trésors, planquée, dans un coin, où depuis plus de vingt ans, je piochais déjà, alors, forcement, je me demandais bien ce que j’aurai y puiser pour écrire, cette biographie, sans être répétitive….

Quelqu’un, qui écrirait son autobiographie, comme premier ouvrage, aurait réagi de façon différente, je suppose…

Et c’est loin, d’être mon cas.

 

 

Introspection, générale, puis personnelle.

Une amie éditrice, a consacré son café bouquin, à Pavilly, l’an dernier à la biographie, plus particulièrement, à une autrice qui s’en est fait la spécialité, dans le milieu hospitalier.

Car c’est une profession à part entière que d’être biographe, et il existe des formation pour cela. (1).

Devenir biographe hospitalière, est une démarche encore différente.

A cette occasion, nous participantes avons eu l’occasion de creuser un peu le sujet, sachant que mon amie a été formatrice sur ce sujet, à la Sorbonne.

Écrire sa propre biographie donc, rédiger une autobiographie, est une démarche différente, que de la faire écrire par quelqu’un d’autre.

Faire écrire sa biographie, quand ça signe une fin de carrière professionnelle, signe un ego un peu surdimensionné, mais revêt quoi qu’on en dise, une démarche qui tend à faire accepter le départ en retraite de façon moins douloureuse.

Un calligramme que j’ai peint, dit la chose suivante , elle est de Charlotte Valendray, qui disait la chose suivante :

« Je ne tourne pas la page, je l’écris ».

Et bien justement, si en fin de carrière, pour partir en retraite, on éprouve le besoin de faire écrire son histoire plutôt que de l’écrire soit même, c’est là que le côté égocentrique peut apparaître. Le fait de tenter l’aventure soit même, en passant par un atelier d’écriture par exemple, est un bon moyen d’une part d’entrer en introspection, mais aussi, de reconnaître que la retraite est un nouveau départ par l’activité d’écriture, et donc d’éviter le côté égocentrique de la démarche, qui consiste à la faire écrire par quelqu’un d’autre.

 

 

Les biographies règlement de compte.

Sujet déjà traité, dans mon livre « peintre du dimanche »(2)

Position que je condamne, à 99 %.

On sait tous qu’au sein des familles, il se passe quelquefois des choses d’une infinie gravité, qui se traduit par le fait que sur cent enfants abusés sexuellement, quatre vingt pour cent, le sont au sein de la famille nucléaire.

Ce fait à lui, seul, explique qu’inévitablement, il doit arriver que des auteurs soient tentés de traiter certains traumatismes de cet ordre, par le biais d’une autobiographie, qui alors serait perçue comme une vengeance de la part de l’autrice ou de l’auteur.

Cette position que je déconseille, trouve malgré tout sa légitimité (je la cautionne, alors, quelquefois), quand il s’agit d’abus tres anciens, dans des milieux sociaux tres provilégiés, intellectuellement, notamment, artistiques, où l’omerta règne, de façon si puissante, qu’il est extrêmement difficile, ou carrément impossible pour la victime, non seulement de faire entendre sa voix par ses proches, autrement que médiatiquement, et donc, s’accompagne de l’écriture d’un témoignage autobiographique.

Pour commencer, juridiquement, un moyen des plus efficaces, pour ne pas craindre la moindre poursuite juridique, consiste à apposer sur la couverture de l’ouvrage, la notion de roman, on peut dire, par exemple « autobiographie romancée ». Ou plus simplement, roman.

Cette nuance est fondamentale, parce qu’elle induit, la notion selon laquelle, ce qui est restitué dans ce livre, ne serait pas entièrement vrai. Ce fait à lui seul, est le seul véritable bouclier juridique, d’une solidité incroyable, qui permet de ménager la chèvre et le chou, à cent pour cent.

Je vous « livre » donc cette parade, alors, que le titre du chapitre, je vous déconseille, de régler vos compte, par livre interposé !

Et oui, c’est un fait, mais en plus, je persiste !

Quand on a le sentiment d’avoir été mal aimé(e), maltraité(e), victimes, quelque soit la nature du grief ou du traumatisme, nulle part, excepté dans la fiction, si tel est votre choix, vous ne trouverez mailleurs exutoire, que de le raconter.

Alors, certains penseront que le côté thérapeutique alors,s’évaporerait, grossière erreur…

Si vous allez au jardin, et que vous cueillez une rose, celle ci à des épines qui peuvent être redoutables, et vous blesser grandement.

Si en plus du sécateur bien affûté, vous vous munissez d’une paire de gants, alors, vous cueillerez la rose enfin éclose sans risquer de vous blesser, et serez parvenu à vos fin, sans encombre, et sans la moindre goutte de sang versé, métaphoriquement, dans le cas d’une démarche autobiographique.

Parce qu’un livre, une fois écrit, est un objet fixé, et j’ose l’affirmer, fixé pour l’éternité…

Au delà d’un coupable, quand il s’agit de faits graves, qu’il y ait eu poursuites ou pas, condamnations ou pas, le portrait peu flatteur, qu’on peut être amené(e) à faire de certaines ou de certains, c’est aussi un nom qu’on peut ternir, sa famille, qui elle n’en est nullement responsable, et subit donc les pots cassés, mais aussi sa descendance.

Mais surtout, quelque soit le grief, ce qui serait écrit dans un livre, dans de telles circonstances, ferme la porte à ce qu’on appelle, la rédemption et le repentir, qui ont des vertus consolatoires et donc qui n’ont nul part ailleurs, la moindre équivalence, sur le plan thérapeutique.

Parce que face au traumatisme, en agissant ainsi, on interdit alors la moindre réaction qui serait positive, non seulement pour soi, mais aussi, des autres membres du clan, vis à vis de soi même.

Ainsi, je ne prétends surtout pas qu’il faille y renoncer, je prétends uniquement, qu’il faille véritablement peser le pour et le contre, afin de bien déterminer, l’objectif qu’on cherche à atteindre, l’aide d’un psychologue, dans cette hypothèse alors, étant particulièrement recommandé

Dans ce travail autobiographique, J’y avais raconté ma petite enfance, l’arrivée dans notre vie de famille d’une jeune femme qui était chargée de s’occuper de moi toute petite, et comment elle avait ainsi bouleversé et détruite pour notre vie entière notre famille, et plus particulièrement le couple de nos parents, en devenant à des fins purement stratégiques, à savoir se hisser socialement, la maîtresse de notre père.

De cette liaison, qui durât fort longtemps pour un regard d’enfant, naquit une petite fille, qui s’appelait Nathalie, et qui fût élevée par nos parents, la maîtresse ayant été incapable de l’aimer, et d’en assurer la maternité.

J’avais le sentiment, d’avoir fait du très bon travail, en décrivant mon ressenti, à chaque étape, alors, que je n’avais que cinq ans, quand je surprenais une scène de ménage entre mes parents, qui aura conditionné ma vie entière.

A partir de cette scène de ménage, où visiblement j’avais vu clair, infiniment plus que ma propre mère, dont je découvrais ce matin là, une capacité colérique, que je n’aurai jamais soupçonnée, je décris mes différentes dépressions , à l’entrée au CP, puis ensuite, en sixième et en quatrième, les phases de harcèlement que j’avais subies, comment je les ai gérées, en respectant la chronologie.

J’avais avancé mon projet au point d’en être à disséquer autant que possible, le couple de mes parents, en expliquer la complexité, et précisant toujours à quel point, ma vision était personnelle, et n’engageait que moi.

Mais surtout, ayant toujours eu conscience du fait que j’avais interdit à mon père d’être mon père, justement, j’avais commencé à raconter des choses très positives, et courageuses à son sujet, ce qui me semblait, de la plus haute importance…

Et c’est peut-être là que se trouve, la véritable raison qui justifie que ça m’ait blessée dans une telle proportion.

Alors, qu’il était une sorte de paria dans son milieu, et rejeté de sa famille, pour des raisons que j’expliquais, liée à sa naissance, restituer de lui une image positive, me semblait d’une importance fondamentale.

Pour ce qui concerne ma mère, même topo…

Son parcours, prenant au fil du temps, une allure de victime qui se complaisait dans ce statut, était interpelant, mais la résumer à cette forme de masochisme, ne me satisfaisait pas alors, je veillais, et c’était le plus jouissif, à restituer à chacun d’eux, une image bien réelle, infiniment plus complexe, et positive que celles, qu’ils avaient données leur vie entière…

Vois disparaître ce travail, pour moi, est un crève cœur…..Comme la poule du même nom.

 

 

Ça pique beaucoup moins, à présent.

Quelques jours supplémentaires ont passé, et j’ai repris goût à la vie…

Qui suis-je, si je n’écris, ni ne peins plus ?

Une passionnée de jardin, et bien d’autres choses, j’en conviens.

Le jardin est l’objet d’un autre ouvrage, que j’avais commencé il y a bien longtemps, et qui avait lui aussi disparu dans un ordinateur, et bien malin qui pourrait me certifier que ce travail, réapparaîtra un jour.

Pour l’un et pour l’autre, je me sens désormais incapable de recommencer ces challenges.

Revenons en à la disparition de cette autobiographie.

Un jour, il y a fort longtemps désormais, alors que je consultais un psy, suite à une grave dépression quand j’avais la quarantaine, non pas occasionnellement, mais pour un travail au long cour, qui durât une dizaine d’années, je ne sais à quel moment ni comment, l’idée lui était arrivée à l’esprit, il m’invitât à ne me pencher que sur mon cas personnel, au détriment de ménager la chèvre et le chou, comme l’avait fait ma propre mère, Lucette Niel Aubin, sa vie entière, c’est à dire s’oublier corps et âme, pour penser d’abord aux autres, et notamment à ses proches, mais aussi, bien au-delà .

Il avait parfaitement raison, sur ce point, et j’acceptais sans vergogne son conseil.

En effet, quand on souffre, un des conseils (très mauvais conseil), qu’on entend autour de nous, c’est « va voir ailleurs, investis toi dans une association, pour donner du temps aux autres et tu verras, tout rentrera dans l’ordre ».

Grossière erreur.

Enfin, j’exagère, balayer, d’un revers de manche une telle souffrance, les plus proches ne sont pas toujours les meilleurs conseillers.

Il faut faire la nuance entre déprime, et souffrances trop profondes, qui méritent un traitement bien plus assidu, et qui exigent sans le moindre doute, des moyens centrés sur soi, uniquement avec l’aide de professionnels.

C’est là, précisément, d’autre part, que l’on devient une proie potentielle de tout premier ordre, pour tous les mouvements sectaires.

Ainsi, depuis mon adolescence, absolument persuadée que je porterai seule cet incroyable fardeau, j’avais moi aussi procédé ainsi, me soucier bien plus du bien être des autres que du mien, pour souffrir le moins possible.

Et non, non, ça ne fonctionnait pas, y compris le jardin, seule, penchée ma terre, celle de mon jardin, l’anesthésie ne fonctionnait pas.

Je sentais en moins, monter un mal être, comme une pierre noire qui grossissait inexorablement, et ces diverses activité, ne me semblaient que de piètres remèdes.

Chaque automne, la dépression apparaissait inexorablement, et un magnétiseur, (psycho énergéticien) intervenait et me remettait sur les rails…

Au bout de la troisième année, le malaise arrivait plus tôt, début août, et je sentais que la magnétiseur, cette fois, ne me serait d’aucun recours, et qu’il me fallait affronter mes démons.

La cocote minute allait exploser, j’en avais la certitude.

Alors, je prenais RV avec un psy, au CMP de Duclair.

Hélas, avoir si peu anticipé ne suffit pas, et bien que saisissant cette opportunité à bras le corps, j’avais trop tardé, et la dépression carabinée apparut malgré tout, avec plusieurs rechutes, les années suivantes, avec internements psychiatriques à plusieurs reprises, deux mois à chaque fois, crise du couple, enfin, la totale.

Mais je m’éloigne, je n’ai aucune envie de développer ce passage de ma vie, en tout cas, pour l’instant.

C’est dès le début, que je commençais à écrire à Thomas Fersen, et en grande proportion.

Lire, « peintre du dimanche ». Tout est expliqué.

Revenons en à mon psy, qui m’avait recadré sur le sujet, c’est à dire, « c’est de votre santé mentale, dont il est question, et de vos souffrances, c’est vous, le patient, et pas vos proches ».

Enfin, il ne l’avait pas formulé ainsi, mais c’était ce qu’il avait voulu me signifier.

Je comprenais fort bien son propos, et le cautionnait d’autant plus que justement, depuis bien longtemps, « je m’oubliais », comme s’oublient trop souvent les femmes, les mères, les filles, et plus encore, que ne s’oublient quelquefois, les hommes vis à vis de leurs proches.

Je prenais conscience aussi, surtout je dirais, du fait, que ce trait de caractère, était plus encore, celui de ma mère, dans des proportions incroyables, et que je devais combattre ça, de toute urgence.

Prendre conscience d’un problème, c’est une chose, être efficace pour le mettre en pratique, c’est une autre paire de manches.

Ainsi, aujourd’hui, j’en arrive à prendre conscience que le moment est venu de me poser certaines questions relativement à cette autobiographie.

Quelles pourraient être les raisons qui auraient justifié, que j’aurai écrit cette autobiographie, qui n’auraient pas été les bonnes ?

Pour me faire mousser, comme on dit ?

Non, je ne crois pas, il n’y a qu’à observer à quel point j’ai mis des années, à y répondre, alors, qu’on me le suggérait à intervalles réguliers.

Et puis quand j’en parlais à Thomas Fersen, encore, il n’y a que quelques semaines, je lui disais, souvent, « mais ça m’emmerde, de parler de moi, je ne suis pas nombriliste, tu sais bien, ça n’est pas dans mon caractère, qu’est ce que tu veux ?

Combien de fois, lui ai je répondu ça.

Qu’est ce qui m’a décidée alors, en fin de compte ?

Le fait, que j’ai vécu ou fait certaines choses, rien de grave, qu’on se rassure, pour m’aider à comprendre ce que pensait mon père, par exemple, des stratagèmes, que j’avais mis sur pied, pour vérifier, si l’on m’aimait, enfin, des anecdotes, en somme, qu me paraissaient désuètes, ou sans grand intérêt, alors qu’en réalité, je pris conscience que ça pouvait représenter, tout compte fait, un intérêt sur la perception qu’ont les enfants du monde des adultes, et qu’en somme, j’avais fini par me convaincre du fait que ces anecdotes pourraient être utiles à d’autres, tout simplement.

Une autre raison, aussi, avait fini par peser dans la balance.

Si, il y a 25 ans, mon psy à l’époque, me faisait comprendre que de vouloir jouer les justiciers vis à vis de mes parents, et qu’à cette époque, c’était déplacé relativement à la souffrance qui m’habitait, aujourd’hui, vingt cinq ans ont passé, et observant d’autre part, à ma connaissance, que je serais la seule à prendre la plume, il m’appartenais de raconter leur histoire, non pas dans une volonté, de rendre justice, mais plutôt, dans une volonté de les dépeindre selon ma vision, sachant que dans ce projet, à intervalles réguliers, je précise que ma vision des choses n’engage que moi….

Nous sommes tous les fruits d’une histoire familiale, plus ou moins positive, traumatique souvent, heureuse aussi, et ce fait à lui seul, nécessite quelquefois, que des mots soient prononcés, que les choses, soient dites et que des déséquilibres soient rétablis…

Aujourd’hui, j’ai, par exemple, des neveux et nièces, qui ont des enfants, qui ont une perception de l’histoire de leurs parents, ou de notre famille d’origine, qui peuvent être perçus de façon plus négatives, absentes, ou tronquées dans le récit, alors qu’ils rencontrent certaines difficultés.

Dans ces récits familiaux, se trouvent aussi des perches, que nos ascendants nous ont tendues, justement, perches qui peuvent être saisies par les descendants, mais qui ne peuvent l’être que dans la mesure où quelqu’un a eu le courage de s’atteler à les raconter…

J’observe d’autre part qu’au sein des familles, il se trouve souvent un enfant plus singulier, qui serait plus sensible peut être, et qui serait le symptôme de la famille et de son mal être.

Cette théorie n’engage que moi, mais je ne suis pas la seule à le penser.

Avec un caractère empathique comme est le mien, ( hélas quelquefois), j’ai le sentiment d’avoir reçu beaucoup plus de confidences de chacun de mes parents, que mes frères et sœurs, (là, encore, ça n’est qu’une impression, peut être que je fais erreur), et je me dis que s’il m’ont raconté leurs histoires, c’était bien parce qu’ils comptaient sur moi, de façon inconsciente, peut être , pour les transmettre à mon tour.

Enfin, la principale à laquelle je pense je dois avouer, en écrivant cette autobiographie, serait ma mère Lucette Niel Aubin .

Elle devrait être la grande bénéficiaire, si je puis dire de cette autobiographie, et j’emmerde mon psy, si jamais il lit ces lignes.

Lucette Niel Aubin, qui, au-delà de son statut de sainte comme il m’arrive de l’entendre à son sujet, ce que je trouve un peu exagéré, était une femme incroyable, entravée, je dois reconnaître par ses à priori judeo chrétiens, qui lui mettaient quelques œillères, qui sont tombées avec le temps, mais c’est à elle seule, que je dédie cette autobiographie.

D’ailleurs, un signe qui ne trompe pas, sur ma analyse, réside dans le fait, que quand j’ai fait cette dépression si sévère, elle acceptait sans le moindre problème, que j’écrive à Thomas Fersen, ELLE, contrairement à tous les autres, pensez donc, une femme mariée qui écrit à un chanteur !

Non non, à ses yeux, seul mon bonheur et mon équilibre importait, alors, si ça devait passer pa là, elle cautionnait.

Puis au bout de quelques années, j’avais arrêté de lui écrire, et quand j’ai pris la décision de recommencer, de me séparer de mon mari et de divorcer, elle n’était plus d’accord !

Mais enfin, c’est bien la preuve qu’elle était infiniment plus ouverte d’esprit que ne l’étaient la majorité de la famille d’où je venais.

Et bien elle, Lucette ayant connu de sacrées bourrasques, quand elle était jeune mariée, et la plume aussi, bien acérée, pour soulager son cœur, elle écrivait dans un journal, qu’hélas, personne jamais à ma connaissance, n’a pu lire.

Je crois qu’elle écrivait à la mairesse de mon père, quelquefois elle les envoyait, mais aussi quelquefois, elle les détruisait, je le sais, parce qu’elle me l’avait confié.

J’ai en mémoire tellement d’anecdotes à son sujet, de réflexions ou d’attitudes qu’elle avait, quand par exemple, elle vendait le lait des vaches à des voisins, qui venaient le chercher chaque soir, et qu’un jour, alors que les enfants jouaient avec le bloc à lait à le faire tourner, comme n’importe quel poids, alors qu’il était plein, les gamins savaient que rentrés à la maison, le père leur airait mis une rouste, comme on dit, pas piqués des hannetons…

Ils revenaient, penauds, expliquer leur bêtise à Lucette, qui pour leur éviter de prendre une fois de plus des coups, remplissait gratos le bloc de lait (famille nombreuse, le broc de lait devait faire un litre, peut être ?), et les gamins repartaient et évitaient ainsi d'être tabassés.…

J’ai le sentiment que ce type d’anecdotes, signent parfaitement qui était ma mère, Lucette Niel Aubin, parmi bien d’autres anecdotes, et que ceux qui en ont bénéficié à l’époque, alors qu’ils étaient enfants, ont la mémoire aussi courte, que leurs pantalons quand ils étaient gosses et que c’est en ce sens, que j’ambitionne aussi, par cette autobiographie, de lui rendre hommage.

Pour mon père, Roland Niel Aubin, même topo.

C’était un homme bon, trop bon…

« Trop con », diront certains, et ils n’ont pas tort.

Parce qu’ils sont nombreux, ceux qui ont abusé de lui, et bien rares furent ceux de ses amis qui éprouvaient vis à vis de lui, une amitié réellement désintéressée, y compris parmi les plus proches, surfant allégrement sur une histoire familiale qu’ils ont su douloureuse, et qu’il sont parvenus à exploiter à leur seul bénéfice.

C’est de ce déséquilibre là, aussi, dont je ne parle pas, dans cette autobiographie justement, parce que chacun reconnaîtra en quoi il aura ou pas, à se sentir visé.

 

1 Edition S active, Marguerite Souday.

2 "Peintre du dimanche", chez Nombre7.

Avoir accès à mon ancien site internet, "Françoise Niel Aubin, artiste".

Le 24/07/2026

Pourquoi, je change de site internet ?

 Avec les mésavetures que j'ai subies dernièrement (disparition et nettoyage de mon ordinateur), j'ai perdu certains travaux d'écriture, photos, etc, en cours de route, et notamment, l'acces au manager de mon ancien site, celui dont je vous parle.

  A chaque malheur il faut trouver, dans le s mesure du possible un bienfait, alors, je saisis cette opportunité pour créer un nouveau site internet, qui sera peut être plus facile à utiliser pour moi.

 Mon ancien site internet, donc, est toujours disponible en suivant ce lien:

https://fnielaubin-artiste.e-monsite.com/

 Ensuite, libre à vous d'utiliser le moteur de recherche interne au site, pour retrouver potntiellement, un article ou un sujet, que j'aurai traité, ou sur lequel j'aurai travaillé.

Coté écriture.....

Le 16/07/2026

Une pétition pour soutenir les auteurs face à des salons du livre quelquefois abusifs.

https://www.mypetition.org/petition/art-culture/salons-livre-respectent-auteurs-lecteurs/283268?fbclid=IwY2xjawTFiUFleHRuA2FlbQIxMQBicmlkETA5RUJiUXR3Q1BadmJ6Z0ZOc3J0YwZhcHBfaWQQMjIyMDM5MTc4ODIwMDg5MgABHsUb5AL_RSsKcGe3wTwXjf69fsbOVe3wR3HaVz1ox72L_oexHbBSg5OaJF0B_aem_tNrY_BTkWxDMAsw4EeEjgA

Je n'ai jamais personnellement rencontré ce type de problèmes, y compris quand je ne vends rien, ce qui arrive rarement, mais arrive tout de même.

 Au debut de la crise de l'essence, avec la guerre au Moyen Orient, je suis allée assister à un petit salon, réputé pourtant, avec une équipe dynamique, et la moitié des auteurs ont renoncé à venir.

 Je veux dire, qu'il ne m'est jamais arrivé de rentrer chez moi en me disant que j'aurai mieux fait de ne pas y aller. C'est à dire qu'au pire, le côté strictement humain, y compris dans la rencontre avec les associations ou la structure organisatrice, ainsi que les auteurs s'est toujours tres bien passée.

 Mais je comprends fort bien ce qui est dit là, et je prends conscience surtout du fait que nous sommes de plus en plus nombreux comme auteurs, quelque soit le type de littérature, et que parallèlement,  les lecteurs eux sont de moins en moins nombreux, alors forcément, ça coince.

 D'autre part, il faut prendre en compte, les déplacements géographiques.

 Moi, je roule en électrique, et pour cette raison, mes frais de déplacement sont moins élevés.

 Quelqu'un qui roule à l'essence  et qui a de petits moyens,  aura plus de mal à s'y retrouver financièrement.

 Et c'est inquiétant, parce que je connais beaucoup d'auteurs, qui bien qu'ayant un job, puisqu'on peut difficilement en vivre, ne pourront pas se permettre ces déplacements et bien des salons alors, risquent de se retrouver toujours avec les mêmes d'un age certain, à la retraite, (moi, par exemple) et qui eux, peuvent se le permettre...

 Est ce qu'il est souhaitable de voir ainsi, des générations d'auteurs, se trouvant quasiment privés de salon, ou sacrifiés ? Je ne crois pas, que ce soit l'intérêt général et de la lecture, en partculier.